(par Marion)
Histoire d’amour ?
Beauté : Mignonne, beauté
Temps : Jeunesse, vieillesse, matin, soir, futur ( fera)
~1ere strophe
Matin, « éclose », pourpre ( robe pourprée), Personnification de la rose, « teint », « soleil ».
Il s’adresse à la femme au début et à la fin, ce qui dirige, encadre la strophe. Rapport à la couleur et la lumière.
Octosyllabes, rythme fluide
~2eme
Changement de registre « Las » (= Hélas) => Elégiaque
Le temps a passé, beauté éphémère.
Rapidité « peu d’espace »
Reprise anaphorique de « Mignonne » => insiste sur sa beauté, pour lui faire peur.
Marâtre = méchante mère ( belle-mère)
Personnification de la nature => rendu indispensable, accusation.
« Puisque » => justifie son accusation, et accuse la beauté éphémère.
« Ne…Que … » Rythme saccadé, colère.
~ 3eme
Conclusion ( Donc)
Mignonne
« Si », question de confiance
Verte, jeunesse, espoir, nature
Registre didactique, donne un conseil « Cueillez votre jeunesse » => Une fleur , Métaphore.
Ce qui éclaire le sens du poème où la rose de la première strophe représente la jeunesse.
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samedi 1 mai 2010
mardi 27 avril 2010
Carpe Diem, Baudelaire, Remords Posthume
(Par Emma)
Remords posthume : post = après, hume = mort.
Titre ironique : on ne peut pas avoir de remords une fois que l’on est mort.
Il s’agit d’un sonnet avec rime ABBA ABBA.
Les rimes féminines « embrassent » les rimes masculines.
Forme de domination de la femme ?
1 : En quoi ce poème appartient-il au carpe diem ?
-Sentiments de vie : « remords » (v.14), « peureuse » (v.5), « aventureuse » (v.8).
-Beaucoup d’ironie.
- « Ce que pleurent les morts » (v.13) : des actions de vivants : « dormir », « courir », « battre et vouloir ».
-Eléments du corps sensuels ou liés de l’amour : « poitrine » et « flanc ».
-C’est un sonnet dédié à la femme.
-C’est un carpe diem détourné : trop tard pour profiter de la vie car la mort est déjà là.
2 : La femme est aimée et détestée à la fois.
-Femme aimée : belle, manoir, marbre, alcôve.
-Femme détestée : caveau pluvieux, fosse creuse, noir, ténébreux.
-Courtisane : qui courtise, qui aime les hommes.
-Imparfaite : infidèle.
-Punition : caveau : prison.
-Remords : éternels.
3 : A quoi sert la mort dans ce poème ?
-Faire peur : opprimant, empêchera.
-Souffrance : rongera.
Mort : supplice, prison dans laquelle on rentrera, enferme son infidélité.
Faire peur : persuasion irrationnelle, souffrance physique et morale.
Prosopopée : faire parler un objet, un mort, un absent.
Baudelaire fait passer ses propos à travers la prosopopée du tombeau.
Le tombeau représente la mort.
« Et le ver rongera ta peau comme un remords » : allégorie.
Remords : sentiment de culpabilité.
Rêve infini : rêve d’absolu, d’autre chose.
« Tombeau, confident » : mort : forme d’absolu.
Grandes nuits : mort.
« La somme est banni » : Baudelaire ne conçoit pas la mort comme un repos.
Baudelaire : matérialiste. La mort n’est que destruction de la matière. Seul le remords persistera.
« Lorsque », « lorsque », « toujours », « durant » : connecteurs logiques liés au temps. Opposition mort/vie. Connecteurs dans toutes les strophes sauf la dernière.
Allitérations : vers 5 : pierre, opprimant, poitrine, peureuse.
R : - roulement de tambour, la fin est proche + dureté de la pierre, du marbre.
P : tic-tac du temps.
Problématiques :
Comment ce poème transforme-t-il le carpe diem ?
Comment ce poème réinvente-t-il le carpe diem ?
Quelle est la place du poète dans ce poème ?
Quel portrait de la femme est dressé ?
A quoi sert la mort ?
Remords posthume : post = après, hume = mort.
Titre ironique : on ne peut pas avoir de remords une fois que l’on est mort.
Il s’agit d’un sonnet avec rime ABBA ABBA.
Les rimes féminines « embrassent » les rimes masculines.
Forme de domination de la femme ?
1 : En quoi ce poème appartient-il au carpe diem ?
-Sentiments de vie : « remords » (v.14), « peureuse » (v.5), « aventureuse » (v.8).
-Beaucoup d’ironie.
- « Ce que pleurent les morts » (v.13) : des actions de vivants : « dormir », « courir », « battre et vouloir ».
-Eléments du corps sensuels ou liés de l’amour : « poitrine » et « flanc ».
-C’est un sonnet dédié à la femme.
-C’est un carpe diem détourné : trop tard pour profiter de la vie car la mort est déjà là.
2 : La femme est aimée et détestée à la fois.
-Femme aimée : belle, manoir, marbre, alcôve.
-Femme détestée : caveau pluvieux, fosse creuse, noir, ténébreux.
-Courtisane : qui courtise, qui aime les hommes.
-Imparfaite : infidèle.
-Punition : caveau : prison.
-Remords : éternels.
3 : A quoi sert la mort dans ce poème ?
-Faire peur : opprimant, empêchera.
-Souffrance : rongera.
Mort : supplice, prison dans laquelle on rentrera, enferme son infidélité.
Faire peur : persuasion irrationnelle, souffrance physique et morale.
Prosopopée : faire parler un objet, un mort, un absent.
Baudelaire fait passer ses propos à travers la prosopopée du tombeau.
Le tombeau représente la mort.
« Et le ver rongera ta peau comme un remords » : allégorie.
Remords : sentiment de culpabilité.
Rêve infini : rêve d’absolu, d’autre chose.
« Tombeau, confident » : mort : forme d’absolu.
Grandes nuits : mort.
« La somme est banni » : Baudelaire ne conçoit pas la mort comme un repos.
Baudelaire : matérialiste. La mort n’est que destruction de la matière. Seul le remords persistera.
« Lorsque », « lorsque », « toujours », « durant » : connecteurs logiques liés au temps. Opposition mort/vie. Connecteurs dans toutes les strophes sauf la dernière.
Allitérations : vers 5 : pierre, opprimant, poitrine, peureuse.
R : - roulement de tambour, la fin est proche + dureté de la pierre, du marbre.
P : tic-tac du temps.
Problématiques :
Comment ce poème transforme-t-il le carpe diem ?
Comment ce poème réinvente-t-il le carpe diem ?
Quelle est la place du poète dans ce poème ?
Quel portrait de la femme est dressé ?
A quoi sert la mort ?
Carpe Diem, Sonnet à Hélène (Quand vous serez bien vieille)
Ronsard : imbu de sa personne ?
Il se cite deux fois, elle s’ennuiera sans lui, elle regrettera de ne pas l’avoir aimé, il est capable de réveiller des servantes juste avec son nom.
1ère strophe : elle : vieille = lui montre les ravages du temps, lui fait peur.
2ème strophe : les servantes.
3ème strophe : lui.
4ème strophe : conseil de vie.
La chandelle (v.1) : flamme de la vie.
Laine : fil du temps.
Filant : laine, temps qui fuit.
Feu : feu qui brûle, qui détruit.
Lien direct avec le mythe des Parques.
1er strophe : Ronsard est orgueilleux, le mot « émerveillant » est très fort. Elle est flattée quand elle sera vieille parce que Ronsard a parlé d’elle dans ses vers.
2ème strophe : Sens évoqué : l’ouïe : « oyant », « chantant », « bruit ». Servante (peu de culture) connaît le nom de Ronsard. « Demi-sommeil » : approche de la mort. Ronsard a le pouvoir de rendre immortel Hélène : il faut la citer.
3ème strophe : Il parle de lui à la première personne. Prend du repos aux Myrthes. Beaucoup de verbes au futur.
4ème strophe : Le regret de l’amour auquel elle n’aurait pas répondue. Il joue sur la persuasion, il lui fait « peur ».
Conclusion argumentative :
- 2 impératifs : « vivez », « cueillez ».
- registre didactique.
- les 2 derniers vers : sorte de moralité.
- philosophie du carpe diem : carpe « cueillez », diem « aujourd’hui ».
- rose : la beauté de la jeunesse.
- la rose est symbolique pour Ronsard.
Problématiques :
En quoi ce poème est-il un poème du carpe diem ?
En quoi Ronsard fait-il l’éloge du poète ?
Dans quelle mesure ce poème est-il une déclaration d’amour ?
Quelle est la stratégie amoureuse de Ronsard ?
Quelle est la visée du poème ?
Plan possible :
I – Représentation du temps qui passe
a)Décor symbolique
b)Les personnes au futur
c) La variété des temps verbaux
II – La stratégie de persuasion
a)Peur des ravages du temps
b)Peur de regretter, nostalgie
c)Conseil final (= morale ?) = carpe diem
III – L’éloge du poète
a)Immortalité
b)Référence du mythe = pouvoir « divin » du poète
c)Autoportrait mélioratif
Il se cite deux fois, elle s’ennuiera sans lui, elle regrettera de ne pas l’avoir aimé, il est capable de réveiller des servantes juste avec son nom.
1ère strophe : elle : vieille = lui montre les ravages du temps, lui fait peur.
2ème strophe : les servantes.
3ème strophe : lui.
4ème strophe : conseil de vie.
La chandelle (v.1) : flamme de la vie.
Laine : fil du temps.
Filant : laine, temps qui fuit.
Feu : feu qui brûle, qui détruit.
Lien direct avec le mythe des Parques.
1er strophe : Ronsard est orgueilleux, le mot « émerveillant » est très fort. Elle est flattée quand elle sera vieille parce que Ronsard a parlé d’elle dans ses vers.
2ème strophe : Sens évoqué : l’ouïe : « oyant », « chantant », « bruit ». Servante (peu de culture) connaît le nom de Ronsard. « Demi-sommeil » : approche de la mort. Ronsard a le pouvoir de rendre immortel Hélène : il faut la citer.
3ème strophe : Il parle de lui à la première personne. Prend du repos aux Myrthes. Beaucoup de verbes au futur.
4ème strophe : Le regret de l’amour auquel elle n’aurait pas répondue. Il joue sur la persuasion, il lui fait « peur ».
Conclusion argumentative :
- 2 impératifs : « vivez », « cueillez ».
- registre didactique.
- les 2 derniers vers : sorte de moralité.
- philosophie du carpe diem : carpe « cueillez », diem « aujourd’hui ».
- rose : la beauté de la jeunesse.
- la rose est symbolique pour Ronsard.
Problématiques :
En quoi ce poème est-il un poème du carpe diem ?
En quoi Ronsard fait-il l’éloge du poète ?
Dans quelle mesure ce poème est-il une déclaration d’amour ?
Quelle est la stratégie amoureuse de Ronsard ?
Quelle est la visée du poème ?
Plan possible :
I – Représentation du temps qui passe
a)Décor symbolique
b)Les personnes au futur
c) La variété des temps verbaux
II – La stratégie de persuasion
a)Peur des ravages du temps
b)Peur de regretter, nostalgie
c)Conseil final (= morale ?) = carpe diem
III – L’éloge du poète
a)Immortalité
b)Référence du mythe = pouvoir « divin » du poète
c)Autoportrait mélioratif
samedi 6 mars 2010
Stances à Marquise, Corneille
Introduction : Poème écrit en 1658 par le dramaturge classique Corneille, pour Thérèse Du Parc, comédienne de la troupe de Molière très courtisée, et que l'on surnommait « Marquise ».
1)Le poème reprend des caractéristiques du Carpe Diem :
- thèmes traditionnels : la beauté (la rose : signe de la beauté + motif récurrent du Carpe Diem) ; le temps qui passe (métaphore de la rose qui fane + emploi du futur)
- s'adresse à une femme (« Marquise »)
- se termine par un conseil à l'impératif, sorte de morale de Carpe Diem (« Pensez-y »)
2)Sa structure :
- 1ère partie = 3 premiers quatrains : Le poète effraie Marquise (le temps attaque la beauté physique)
- 2ème partie= quatrains n°4 à 7 : Le poète célèbre sa propre gloire ; immortalité du poète contre beauté éphémère
- 3ème partie = 2 derniers quatrains : Conseil de Carpe Diem
3)Représentation du temps qui passe :
- la rose qui se fane v. 7 + front ridé v. 8 = ravages du temps sur les vivants
- le cours des planètes + jours et nuits = immuabilité et circularité du temps céleste
=> Marquise, à l'image de la rose ; poète à l'image des planètes ...
4)Le ton du poète est autoritaire :
- impératif aux v. 3 et 29
- certitude au v.12 (affirmation cruelle !)
- Vers 21 à 28 : sorte de chantage : comme ses vers sont immortels, c’est le poète qui choisit l’image de Marquise à laisser. Il fait comprendre à Marquise le pouvoir de ses vers (donc de lui-même) en lui expliquant qu’ils seront la seule trace d’elle dans le futur (elle a donc intérêt à ne pas le repousser si elle veut qu'il dise du bien d'elle).
5)La stratégie argumentative utilisée :
a) Il tente de la persuader (joue sur les sentiments) :
- joue sur la peur et le mépris,
- fait la morale. I Il est ironique.
- Il se pose en supérieur (il se désigne par le « front »v. 8, siège de la pensée ; il est très orgueilleux : dénigre la beauté terrestre au v.20 contre son intellect)
- Il fait la morale (« Pensez-y »)
b) Il tente de convaincre :
- connecteurs : « si, comme, cependant, mais, quand, qu'autant que, quoiqu' »
- arguments : le temps vous ridera, mais je peux vous rendre immortelle si vous acceptez de me courtiser
- conclusion : « pensez-y » ...
6)Le terme « Stances » du titre :
définition de « stance » : poème lyrique d’inspiration grave, religieuse.
Or ici, beaucoup d'ironie, peu de gravité, le poème est plus un jeu avec Marquise qu'autre chose.
L'appellation « Stances » est donc ironique.
7)Figures de style les plus signifiantes :
« fané vos roses » (v.7) : métaphore archi connue
«mon front » v. 8 et « des yeux » v. 22 : synecdoques : le front représente Corneille (plus précidément, le front montre que Corneille est intelligent, lui !) ; les yeux représentent la beauté de Marquise (mais ce sont ces mêmes yeux qui se fermeront un jour ...)
« On m'a vu ce que vous êtes // Vous serez ce que je suis. » chiasme faisant opposition de ce qu’est l’auteur avec ce qu’est Thérèse. (v.11 et 12).
« assez éclatants » v. 14 : oxymore (soit c'est éclatant, soit ça ne l'est pas, mais ça peut difficilement être « assez » éclatant ! = fausse modestie du poète
« Ceux que vous méprisez » v. 18 = périphrase désignant les charmes de Corneille
8)Ironie très présente tout au long du poème :
Ironie = décalage entre ce que l’on attend et ce qui est énoncé (le décalage provoque un effet de surprise, et un effet comique).
- A la fin de chacune des 3 premières strophes : Corneille ne prend pas de gants pour évoquer la vieillesse future de Marquise.
- Auto-satisfaction bien trop éclatante : Corneille se compare à un dieu (à un démiurge, c'est à dire un créateur d'univers), capable d'immortaliser qui il veut + noter quelques expressions comme « quand il est fait comme moi » v. 32, « où j'aurai quelques crédit » v. 26, « j'ai quelques charmes » v. 13 … qui prouvent soit un orguieil démeusuré, soit de l'auto-dérision.
9)Que célèbre Corneille ?
On pourrait d'abord croire qu'il célèbre Marquise et sa beauté : champ lexical de la beauté (« belles », « vos roses », « charmes »...)
Mais en réalité, il parle beaucoup plus de lui que d'elle : il utilise beaucoup le « je », à ce moment là les tournures sont positives. Mais lorsqu’il utilise le « vous » c’est dans des tournures négatives (« vous ne vaudrez » v. 4 ; « vous ne passerez » v. 27).
La jeune comédienne un faire-valoir pour le poète : il se valorise auprès d'elle.
Conclusion : poème qui réutilise les motifs traditionnels du Carpe Diem de Ronsard, mais qui en détourne la fonction : au lieu d'être une invitation à l'amour et à la vie, c'est plutôt une opposition entre la beauté physique éphémère de la femme et le génie immortel du poète.
Problématiques possibles :En quoi ce poème est-il un poème du carpe diem ?
En quoi ce poème dévalorise-t-il la beauté de Marquise ?
Quelle est la visée de ce poème ?
La déclaration de Corneille vous semble-t-elle efficace ?
En quoi ce poème célèbre-t-il le génie du poète ?
De qui Corneille fait-il réellement l’éloge ?
1)Le poème reprend des caractéristiques du Carpe Diem :
- thèmes traditionnels : la beauté (la rose : signe de la beauté + motif récurrent du Carpe Diem) ; le temps qui passe (métaphore de la rose qui fane + emploi du futur)
- s'adresse à une femme (« Marquise »)
- se termine par un conseil à l'impératif, sorte de morale de Carpe Diem (« Pensez-y »)
2)Sa structure :
- 1ère partie = 3 premiers quatrains : Le poète effraie Marquise (le temps attaque la beauté physique)
- 2ème partie= quatrains n°4 à 7 : Le poète célèbre sa propre gloire ; immortalité du poète contre beauté éphémère
- 3ème partie = 2 derniers quatrains : Conseil de Carpe Diem
3)Représentation du temps qui passe :
- la rose qui se fane v. 7 + front ridé v. 8 = ravages du temps sur les vivants
- le cours des planètes + jours et nuits = immuabilité et circularité du temps céleste
=> Marquise, à l'image de la rose ; poète à l'image des planètes ...
4)Le ton du poète est autoritaire :
- impératif aux v. 3 et 29
- certitude au v.12 (affirmation cruelle !)
- Vers 21 à 28 : sorte de chantage : comme ses vers sont immortels, c’est le poète qui choisit l’image de Marquise à laisser. Il fait comprendre à Marquise le pouvoir de ses vers (donc de lui-même) en lui expliquant qu’ils seront la seule trace d’elle dans le futur (elle a donc intérêt à ne pas le repousser si elle veut qu'il dise du bien d'elle).
5)La stratégie argumentative utilisée :
a) Il tente de la persuader (joue sur les sentiments) :
- joue sur la peur et le mépris,
- fait la morale. I Il est ironique.
- Il se pose en supérieur (il se désigne par le « front »v. 8, siège de la pensée ; il est très orgueilleux : dénigre la beauté terrestre au v.20 contre son intellect)
- Il fait la morale (« Pensez-y »)
b) Il tente de convaincre :
- connecteurs : « si, comme, cependant, mais, quand, qu'autant que, quoiqu' »
- arguments : le temps vous ridera, mais je peux vous rendre immortelle si vous acceptez de me courtiser
- conclusion : « pensez-y » ...
6)Le terme « Stances » du titre :
définition de « stance » : poème lyrique d’inspiration grave, religieuse.
Or ici, beaucoup d'ironie, peu de gravité, le poème est plus un jeu avec Marquise qu'autre chose.
L'appellation « Stances » est donc ironique.
7)Figures de style les plus signifiantes :
« fané vos roses » (v.7) : métaphore archi connue
«mon front » v. 8 et « des yeux » v. 22 : synecdoques : le front représente Corneille (plus précidément, le front montre que Corneille est intelligent, lui !) ; les yeux représentent la beauté de Marquise (mais ce sont ces mêmes yeux qui se fermeront un jour ...)
« On m'a vu ce que vous êtes // Vous serez ce que je suis. » chiasme faisant opposition de ce qu’est l’auteur avec ce qu’est Thérèse. (v.11 et 12).
« assez éclatants » v. 14 : oxymore (soit c'est éclatant, soit ça ne l'est pas, mais ça peut difficilement être « assez » éclatant ! = fausse modestie du poète
« Ceux que vous méprisez » v. 18 = périphrase désignant les charmes de Corneille
8)Ironie très présente tout au long du poème :
Ironie = décalage entre ce que l’on attend et ce qui est énoncé (le décalage provoque un effet de surprise, et un effet comique).
- A la fin de chacune des 3 premières strophes : Corneille ne prend pas de gants pour évoquer la vieillesse future de Marquise.
- Auto-satisfaction bien trop éclatante : Corneille se compare à un dieu (à un démiurge, c'est à dire un créateur d'univers), capable d'immortaliser qui il veut + noter quelques expressions comme « quand il est fait comme moi » v. 32, « où j'aurai quelques crédit » v. 26, « j'ai quelques charmes » v. 13 … qui prouvent soit un orguieil démeusuré, soit de l'auto-dérision.
9)Que célèbre Corneille ?
On pourrait d'abord croire qu'il célèbre Marquise et sa beauté : champ lexical de la beauté (« belles », « vos roses », « charmes »...)
Mais en réalité, il parle beaucoup plus de lui que d'elle : il utilise beaucoup le « je », à ce moment là les tournures sont positives. Mais lorsqu’il utilise le « vous » c’est dans des tournures négatives (« vous ne vaudrez » v. 4 ; « vous ne passerez » v. 27).
La jeune comédienne un faire-valoir pour le poète : il se valorise auprès d'elle.
Conclusion : poème qui réutilise les motifs traditionnels du Carpe Diem de Ronsard, mais qui en détourne la fonction : au lieu d'être une invitation à l'amour et à la vie, c'est plutôt une opposition entre la beauté physique éphémère de la femme et le génie immortel du poète.
Problématiques possibles :En quoi ce poème est-il un poème du carpe diem ?
En quoi ce poème dévalorise-t-il la beauté de Marquise ?
Quelle est la visée de ce poème ?
La déclaration de Corneille vous semble-t-elle efficace ?
En quoi ce poème célèbre-t-il le génie du poète ?
De qui Corneille fait-il réellement l’éloge ?
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